CONGO-BRAZZA : AGRICULTUE, ELEVAVE, PECHE
SECTEUR PRIMAIRE

LE BOIS

La forêt congolaise s'étend sur environ 20 millions d'hectares, soit près de 60 % de la superficie totale du pays dont plus de 13 millions d'hectares de forêts productives. La forêt naturelle est repartie sur deux grandes zones. Dans le nord du pays, la forêts équatoriale occupe plus de 17 millions d'hectares dont 8 millions en zone inondée.

Le total du potentiel de bois d'oeuvre exploitable à partir d'une trentaine d'espèces couramment commercialisés est estimé à plus de 150 millions de m3 sur pied. Le secteur du bois a joué un rôle majeur dans l'économie congolaise jusqu'à dans les années 60 ou il représentait 60 % du PIB avant qu'il ne soit relégué au second rang par le pétrole . Actuellement, bien que deuxième secteur d'exportation, il ne représente plus que 2 % dans les exportations.

Cette faible contribution s'explique aussi par le fait que le bois ne connaît pas de transformation sur place. La valeur ajoutée locale est quasi inexistante. La gestion d'une forêt d'eucalyptus est une activité de "farming" où on élève des arbres avec le soucis constant de diversité et l'amélioration des espèces, dans le strict respect de la sécurité, de l'environnement et de la qualité.

LA PÊCHE

Les produits de pêche tiennent un place privilégiée dans l'alimentation protéinique des consommateurs congolais. Et pourtant, ici plus qu'ailleurs en Afrique, le poisson meurt de vieillesse.

Frais, fumé ou salé-séché, le poisson est très consommé. Bien que disposant d'un potentiel halieutique exploitable en pêche maritime le Congo-Brazza ne produit qu'à peine et difficilement 52 000 tonnes de poissons pour une consommation nationale estimée à plus de 150 000 tonnes.

Outre l'hémorragie permanente en devises, les importations augmentent la dépendance vis-à-vis des sources étrangères d'approvisionnement, réduisant ainsi la marge d'auto-suffisance alimentaire nationale.

La pollution pétrolière en constante augmentation au grand mépris de l'environnement marine a considérablement réduit l'activité de pêche maritime artisanale. Et la pêche fluviale est de couvrir les besoins locaux parce que la pêche s'effectue encore de manière très artisanale.

L'AGRICULTURE

L'agriculture, hélas, occupe une place réduite dans l'économie congolaise et ne participe qu'à hauteur de 10 % environ au PIB, alors qu'elle emploie plus de 45 % de la population active.

Le poids relatif du secteur a graduellement diminué en raison d'une part, de la croissance accélérée de la part du pétrole et, d'autre part, des mauvais résultats du secteurs consécutifs à des choix de politique agricole à la soviétique imposé par le Parti unique, le PCT (Parti Congolais du Travail), Parti-Etat et à la dégradation des infrastructures routières rurales.

Dans l'ensemble, la production agricole ne couvrent difficilement qu'à hauteur de 30 % les besoins alimentaires nationaux obligeant le pays à recourir aux importations alimentaires. Le comble pour un pays à qui la nature a si généreusement tout donné. Malgré quelques exportations agricoles ( sucre, café, cacao), la balance agro-alimentaire est déficitaire et exprime la perte de compétitivité de l'agriculture nationale.

Cette situation contraste avec les conditions agro-écologiques (climat et sol) du pays sont plutôt très favorable et devraient lui permettre de développer une agriculture diversifiée et en mesure de nourrir sa population et d'exporter abondamment ses surplus.

Le potentiel cultivable national de plus de 10 millions d'hectares est très largement sous-exploité, voire pas du tout exploité. Les signes encourageant constatés avec la libéralisation et l'avènement de la Démocratie ont très vite été enrayés par le coup d'État du Général Sassou Nguesso chantre de l'économie soviétique et des miettes pétrolières.

A cela s'ajoutent les handicaps structurels forts qui limitent le développement du secteur : faible productivité des systèmes de production paysannes, indigence du réseau routier, coûts excessifs des transports, rackettes policières, manque de financement, fiscalité inadaptée et excessive, faible ou inexistence d'une intervention du commerce privé. Les méthodes culturales sont archaïques et basées sur l'utilisation d'un outillage manuel très rudimentaire, sans environnement artisanal susceptible de la faire évoluer.

La pratique de l'agriculture itinérante à base de jachère limite les surfaces cultivables. Conjugués aux feux de brousse dans les savanes et les forêts secondaires,, elle est à l'origine de la dégradation de l'environnement du milieu rural. Les surfaces agricoles sont dispersées sur tout le territoire, imposant des portages longs et pénibles aux femmes qui assurent l'essentiel de la production agricole et surtout vivrière.

L'intervention de l'État dans la production et la commercialisation des produits agricoles, concrétisée par la création des sociétés, de ranches et des fermes d'État selon le modèle soviétique, les offices d'Etat de Commercialisation (ONCPA, ONIVEG, OFNACOM, etc...) des produits agricoles qui ont failli à leurs missions, ont contraint au décourager voire l'interdiction de l'initiative privée.

Les campagnes dont les infrastructures sont défectueuses, et jamais entretenues, se sont vite vidées d'une partie de leur main d'oeuvre jeune en quête d'un emploi urbain dans la fonction publique déjà très très pléthorique grâce au PCT qui y a crée et entretenu son principal mode d'entretien et de recrutement de ses militants.

Les communautés rurales de base se sont organisées avant tout pour vivre et survivre. Faute de surplus commercialisables, elles disposent de revenus très faibles.

Potentiel agricole

 

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