Collectif des Congolais pour la Démocratie et la Solidarité (C.C.D.S)
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Fax : +33 472 659 325

Lyon, le 15 Avril 2001

A la très Haute Attention de MM
Le Secrétaire Général de l'ONU
La Présidente de l'UE,
Les Présidents des États-Unis, de France et d'Allemagne,

 

Madame, Monsieur

A la suite des récentes déclarations de M. Omar Bongo au sujet du dialogue national au Congo?Brazzaville (ci?joint copie), le scepticisme du CCDS sur la capacité du président gabonais d'être le médiateur international dans la crise congolaise se trouve confirmé.

Nous constatons par ailleurs avec amertume que les crises conflictuelles dans le monde font l'objet d'un traitement raciste, et notamment quand il s'agit de l'Afrique noire où votre implication vainement sollicitée se caractérise par un silence complice. Délibérément votre organisation a choisi le parti pris des dictatures et des épurations ethniques pourtant plus importantes et plus flagrantes que dans les Balkans.

Dans le cas du Congo?Brazzaville, les dernières déclarations du médiateur partial, M. Omar Bongo, devraient vous conduire à prendre vos responsabilités. Il est claire que ses propos signent sa propre récusation et le disqualifient dans sa tentative à vouloir s'imposer à tout prix comme médiateur international.

Vous conviendrez aussi qu'il est inadmissible que le dialogue intercongolais se déroule dans le pays même du conflit resté sous l'empire de l'occupation militaire angolaise avec la complicité de la France. Vous conviendrez, comme l'avoue finalement M. Bongo, que dans ce pays où règne une dictature militaire féroce, les conditions de sécurité ne peuvent être réunies.

En conséquence, nous demandons à la communauté internationale de reconsidérer le cas du Congo?Brazzaville en nommant une véritable médiation : une médiation impartiale capable d'aboutir à un véritable dialogue dans un pays neutre.

Sans ces initiatives de votre part, il est à craindre une reprise de la guerre au Congo-Brazzaville dont vous porterez, suite à une négligence déjà si longue, une part de responsabilité.

Croyant en votre implication, soyez, Madame, Monsieur, assuré de notre reconnaissance à laquelle nous joignons l'expression de nos sentiments respectueux.

Pour le CCDS
Le Président

Dr Jean-Christophe DENGO