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République du Congo
Présidence de la République
Commission d'Analyse et de Statistiques Générales
NOTE SYNTHÈSE INTRODUCTION GÉNÉRALE
L'histoire tumultueuse de notre pays,
nous enseigne que depuis 1958 à nos jours, les partis politiques,
les alliances politiques sont essentiellement basées sur la tribu,
la région et surtout sur la base des intérêts plus ou moins égoïstes
des protagonistes. Ce qui du reste ne permet pas au peuple de comprendre
le sens réel de la politique qui est en réalité une science de développement.
Aussi, ce que nous nous étions promis de faire il y a trois ans
au sortir du forum, nous ne l'avons pas fait, et l'environnement
politique du pays a subi de nouvelles dégradations.
Le grand problème qui se pose à nous est de savoir si nous sommes prêts
à prendre les difficiles décisions propres pour modifier rapidement
et radicalement nos habitudes en matière de gestion de la chose politique,
de sécurisation des populations, de la liberté de circulation ?
Sommes-nous capables de ramasser les armes qui se trouvent entre les
mains de nos propres guerriers ?
Si oui que leur donner en échange ?
Comment réparer le déséquilibre du recrutement dans nos districts ?
Sommes-nous capables de faire des réalisations susceptibles d'amener
notre propre électorat à voter positivement ?
Sommes-nous capables de contenir la furie de l'opinion nationale et
internationale ?
C'est donc ici, l'occasion de proposer au Président de la République
des solutions susceptibles de nous sortir de l'impasse.
Au vu de la lecture de ce tableau de sondage réalisé à notre pays propre
demandé par le groupe français IBM, il nous est impossible de remporter
la moindre élection quelle que soit notre manière de battre campagne.
Dans notre fief du Nord, où nous croyons avoir la majorité sinon la
totalité des voix, notre propre électorat nous lâche et nous ne possédons
la majorité que dans le Plateau-Nord, alors que le Général Yhombi-Opango
reste majoritaire largement dans le restant de toutes les régions Nord.
En conséquence, il n'y a rien à attendre des régions Sud du pays qui
nous sont traditionnellement hostiles et les populations qui ont subi
les pires humiliations resteront toujours attachées à Lissouba et Kolélas.
QUE FAIRE ?
1° AU NORD
a)- faire des réalisations urgentes (micro-barrages, routes,
écoles, dispensaires) pour amener les populations à voter positivement.
b)- Il nous faut réussir une réconciliation avec Yhombi, Ganao,
Galibali, Bokamba et autres...
Pour cela, notre discours envers ces frères doit être modéré ; nous
devons arrêter de les traquer et préparer leurs indemnisations, et mettre
leurs Partis dans les meilleures conditions de travail. Le grand travail,
c'est savoir comment renouer le contact avec des personnes qui ont perdu
parents et biens. Le travail commencé avec Ganao, Tsomabet et Mouambenga
doit se poursuivre et s'intensifier. Il faut créer les conditions du
retour du vieux BAZINGA à Impfondo.
2° AU SUD
Nous avons dit plus haut que le travail politique au Sud du pays ne
nous apportera pas grand chose. Cela ne peut nous empêcher à faire le
travail que nous avons commencé en direction de Jean Pierre Thystère
TCHIKAYA, Benjamin BOUNKOULOU, MAMPOUYA, Hervé DIATA.
Cependant, il est plus qu'impérieux d'aider des jeunes comme NZOMONO
Macaire, les NGUIMBI, à organiser des associations de soutien au Président
de la République en leur apportant la logistique nécessaire pour leur
permettre de réaliser certains projets en milieu jeune.
COMMENT CONSERVER LE POUVOIR
Depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997, notre gros problème, celui
qui nous préoccupe le plus, c'est la conservation du pouvoir. Ainsi,
nous n'avons devant vous que deux schémas.
1. Le schéma militaire
2. Le schéma électoral
1- Par les moyens militaires
Malgré les accords de cessez-le feu et de cessation des hostilités
de Pointe-Noire et de Brazzaville, notre première analyse de juillet
1999 reste valable, car nous sommes convaincus que des hommes rusés
comme nos frères du Sud, ne nous pardonnerons jamais la perte du pouvoir
de 1997 ; ils se vengeront sûrement.
C'est pourquoi nous devons nous préparer à une action militaire forte
pour imposer la paix, en formant avec l'aide des Français des troupes
de réserve dans nos villages, en commandant des armes de guerre pouvant
nous permettre de résister pendant cinq ans. Pour cela, les zones militaires
du Nord doivent être commandées par des personnes que nous contrôlons
réellement en poussant les autres à l'énervement pour ainsi nous permettre
de reprendre les hostilités et aller jusqu'au bout.
2- Par les élections
Comment remporter les élections dans un pays où la carte électorale
nous donne battus avant le vote ?
a) - Il faut préparer des électeurs fictifs Ce travail nous
l'avons expérimenté pendant les élections législatives passées. Il suffit
de le perfectionner, en recrutant au Gabon, au Cameroun et surtout en
RDC, moyennant des cartes nationales d'identité et des petites sommes
d'argent. Les intimidations et les menaces de reprise de guerre peuvent
provoquer beaucoup d'abstention dans leur camp.
b) - Il faut fausser les listes électorales. Cela demande un
travail méthodique, suivi et bien coordonné. Le ministère de l'intérieur
nous aidera à le faire.
c)- Il faut maintenir l'embargo sur les autres Partis à l'intérieur
du pays.
d)- Mettre beaucoup de moyens pour acheter des voix.
e)- Remanier l'équipe gouvernementale, pour amener au gouvernement
des hommes capables.
Brazzaville, le 15 juillet 2000
Le Président de la Commission
Le Général Norbert DABIRA
Inspecteur Général des Forces Armées Congolaises
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