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Monsieur le Président du Front Patriotique
Pour le dialogue et la Réconciliation Nationale
2, Cours les Juliottes, 94700 Maisons-Alfort
Monsieur le Président,
Mon adhésion au Front Patriotique pour le Dialogue et la Réconciliation
Nationale, avait été dictée par la clarté
des objectifs inscrits dans sa déclaration des principes, à
savoir : uvrer pour obtenir l'organisation d'un dialogue national
sans exclusive, en se fondant sur l'article 13 de l'accord de cessez-le-feu
et de cessation des hostilités signé le 29 décembre
1999 entre les belligérants.
Or, le dialogue récemment organisé unilatéralement
par le pouvoir de Brazzaville en violation de l'article ci-dessus cité,
"n'en est pas un" ainsi que nous l'avions ensemble constaté
le 24 mars 2001, dans notre mémorandum. Il ne peut donc s'agir
que d'une mystification destinée à abuser une fois de
plus, l'opinion nationale et la communauté internationale. En
outre, l'absence forcée à ce dialogue du Président
Pascal Lissouba, du Président Jacques Joachim Yhombi-Opango et
du Premier Ministre Bernard Kolélas, principaux protagonistes
de la crise, ainsi que la non participation de leurs partis respectifs,
limitent considérablement la portée politique de ce forum
dont les conclusions étaient par ailleurs connues d'avance.
Ainsi, en prenant pleinement part à cet étrange dialogue
qui a rappelé aux Congolais les congrès du PCT avec sa
"démocratie dirigée", le FPDRN a renié
à mes yeux, ses principes fondamentaux, en même temps qu'il
s'est objectivement rangé, aux côtés du pouvoir
issu du coup d'État d'octobre 1997. Je vous marque par conséquent
mon désaccord total avec cette déviation opérée
par le FPDRN.
C'est pourquoi, je vous remets ma démission du FPDRN, tout en
vous rappelant que sa mission initiale a pris fin avec le pseudo-dialogue,
auquel il a participé et dont les conclusions lui sont désormais
opposables.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression
de ma fraternelle considération.
Ange-Édouard Poungui
Ancien Premier
Paris le, 14 mai 2001
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