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Grâce à «Manipulations Africaines»
de Pierre PÉAN, les congolais savent désormais comment
et pourquoi, les arabes via les musulmans africains, particulièrement
libanais et la Libye d'une part et les occidentaux, notamment la
France et les USA d'autre part, ont transformé à leur
profit (pétrole), le Congo-Brazzaville en NID d'espions dont
Sassou Nguesso est devenu, l'exécuteur attitré et
servile des basses besognes avec le soutien matériel et humain
de l'Angola (MPLA) sous la bannière de la solidarité
idéologique révolutionnaire et stalinienne. L'Angola
a aujourd'hui transformé le Congo-Brazzaville en terrain
d'expérimentation de : culture de guerre, culture de SIDA,
culture de mines anti-personnelle les régions sud du Congo-Brazzaville.
Avec maintenant plus de 14% de la population séropositive
et les mines anti-personnelle qui empêchent les cultures vivrières
(famine provoquée), etc. Sassou sait maintenant que son objectif
est plus qu'atteint !
Les occidentaux et les arabes ont trouvé là un terrain
propice, les premiers pour des raisons économiques et les
second pour des raisons religieuses (islam)où d'autres nègres
(les assimilados du MPLA) pour massacrer à souhait sans déranger
les bonnes consciences moralisatrices et religieuses du monde judéo-chrétien.
Le droit d'ingérence humanitaire ne faisant loi que pour les
"blancs" (arrestation de Milésovich...), les dictateurs
africains eux ont tous les droits. Au point que la France (de droite
comme de gauche) est entrain de faciliter l'entrée en France
des éléments de la Milice cobra de Sassou Nguesso
qui ses sont distingués dans les massacres, assassinats et
viols des populations koongo. Ainsi, sous le couvert du statut de
réfugié politique ils vont pouvoir poursuivre leur
besogne en Europe dans les milieux des authentiques réfugiés
politiques africains en général et congolais en particulier
avec le soutien de leur formateur du Front National qui ont et continuent
d'officier pour le compte de Sassou et de TotalFinaElf au
Congo-Brazzaville.
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La version de Ngalina
Il y a longtemps que jean-Bosco Ngalina
n'est plus un gamin, et il est même difficile d'imaginer dans
ce petit homme malingre et réservé, d'une cinquantaine
d'années, le militant anti-impérialiste pro-libyen qui,
pour renverser Mobutu, était prêt à subir des cours
intensifs d'idéologie dans un camp libyen et à risquer
sa vie en posant des bombes dans un Zaïre connu pour l'efficacité
de son flicage. Difficile aussi d'imaginer que cet homme
a travaillé pour la Sécurité militaire et participé
au début du montage du dossier qui charge les Libyens. Ngalina
parle d'une voix sourde qui oblige son interlocuteur à tendre
constamment l'oreille. Arthur Aliki, beaucoup plus grand et tout aussi
réservé, intervient rarement dans la discussion et garde
les yeux constamment rivés sur son chef. Ngalina
ne fait aucune difficulté pour évoquer ses relations avec
les Libyens. Il se souvient du camp du 2 Mars où
il côtoyait non seulement des militants d'Afrique centrale, mais
aussi des Tunisiens et des Philippins. Il y a appris le maniement des
armes et acquis des bases idéologiques. On était
du côté gauche, dit-il de façon naïve.
Il nie, contre l'évidence, avoir appris le maniement des explosifs.
Ngalina s'est aussi converti à l'islam. Il est resté en
Libye jusqu'à la fin de 1983, alors qu'Arthur y a séjourné
plus longtemps.
En rentrant de Libye, Ngalina a pris contact avec le Bureau populaire
de Brazzaville parce que, dit-il, il avait perdu sa carte de baptême
islamique. Le premier contact s'est fait avec un certain Astiwi, à
qui il explique ce qu'il a fait à Tripoli.
« Est-ce que vous accepteriez de travailler avec nous »
? lui demande Astiwi qui a compris qu'il avait devant lui un militant
aguerri.
Pourquoi pas, puisque je suis un révolutionnaire ? S'il
y a des problèmes, je veux bien vous aider, lui répond
Ngalina.
Le libyen, qui flaire la bonne recrue, quitte Ngalina en l'assurant
qu'il pouvait venir lui rendre visite quand il le souhaitait. Et c'est
en mai 1984 que le Libyen lui proposait sa première action «
militaire » parce que, dit-il, « la Libye a un problème
avec Mobutu " . Les souvenirs de Ngalina sur les propos d'Astiwi
sont pittoresques.
« Est-ce que vous ne pouvez pas aller déranger Mobutu,
car il ne veut pas de la démocratie Il se comporte mal.
Le Zaïre est riche et le peuple souffre. Que Mobutu sache qu'il
y a des révolutionnaires tout à côté de lui,
m'a dit Astiwi.»
« Comme j'étais dans le cadre de l'internationalisme prolétarien,
j'ai accepté d'aider mon pays. La première action que
1e Libyen m'a assignée a été d'enlever la maison
de l'ex-Premier ministre, Bomboko, qui avait construit un hôtel
à Limété... On a fait exploser le premier étage
de l'hôtel La Rigole... Arthur était au courant, il était
même à Kin, mais c'est moi qui ai apporté le matériel...
J'ai agi tout seul. Les explosifs avaient été transportés
à Brazzaville par Astiwi et deux autres Libyens, Mohammed, et
Ahmed, et déposés chez Célestin Ongala.»
La deuxième opération consistait à faire sauter
en même temps l'immeuble de La Voix du Zaïre et la grande
poste. Pour cela on était au complet avec, Kosma, Mocktar, Arthur
et moi. J'habitais l'hôtel Silo, à Limété.
Les deux attentats ont eu lieu à la même heure...
Qu'est-ce que vous avez fait ?
Bof, on a cassé quelques matériels... Il n'y a
pas eu de blessés..., me répond tranquillement Ngalina.
Peu de temps après Ngalina est arrêté par la Sécurité
d'État du «Vieux » Ngouelondélé, ainsi
que trois de ses amis. Mobutu n'était pas content et menaçait
son voisin Sassou s'il n'extradait pas les «terroristes »
basés à Brazzaville. Jean-Bosco Ngalina est resté
cent vingt jours en prison, avant d'être relâché.
Dès lors, le « Vieux » garda l'il sur lui et
le mettait à l'ombre lors de chaque manifestation importante.
Pendant l'été 1987, Ngalina a encore monté deux
attentats à Kinshasa. L'un visant l'usine sidérurgique
de Malakou, l'autre, un pipeline. Les explosifs lui avaient été
remis par deux Libyens, Mohammed et Abdul, dans l'immeuble du City Center,
en plein centre de Brazzaville.
C'est à ce moment qu'ils nous ont parlé de la mort
d'Ahmed, tué lors du raid américain de 1986... Après
ces deux actions, les Libyens ne nous ont plus rien proposé.
C'est Abdul qui nous a présenté son successeur, Abdalla
Elazrag.
Abdalla vous a-t-il proposé des actions violentes ?
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