CONGO-BRAZZA : ACTUALITES
MÉDIAS

Les intentions sont clairement annoncées et même formalisées par le Gouvernement issu des institutions démocratiques. En effet, comme l'ensemble de l'économie congolaise, le secteur de la communication et donc de l'information connaîtra certainement une libéralisation. La loi (sévère contre les professionnels, notamment privés de la presse, donc pour les journalistes) sur la LIBERTÉ de la presse a été votée par le parlement, mais la publication des décrets d'application n'est pas encore sortie.

Les organes et les institutions réglementaires tels que le Conseil Supérieur de l'Information et de la Communication (CSIC) l'équivalent du CSA français ont été mis en place en 1996. La loi a réaffirmé les dispositions constitutionnelles sur la LIBERTÉ de la presse, sur son caractère pluriel et sur les moyens par lesquels cette LIBERTÉ doit s'exprimer. La partie répressive répertorie les infractions liées à l'exercice de la profession et porte tout autant sur la qualité des délits de presse que sur les pénalités qui leurs sont appliquées.

Malheureusement, le Coup d'État du général Sassou Nguesso, néo stalinien tropical pur et dur formé à l'école de la Stasi est venu de nouveau museler la LIBERTÉ effective dont jouissait la presse privée. Aujourd'hui, le traitement de l'information a retrouvé ses caractéristiques soviétiques et staliniens basés fondamentalement sur le MENSONGE, avec malgré tout, une presse privée en LIBERTÉ surveillée.

Le Congo-Brazza étant aujourd'hui sous occupation militaire angolaise depuis octobre 1997, l'information est très difficile à suivre et à traiter quotidiennement. Les Radios internationales francophones : RFI et Africa N°1 donnent certes une information, mais malheureusement déformée à dessein, parce que totalement dévouées aux autorités gabonaises et françaises "parrains" du Coup d'État et soutiens actifs au Général stalinien.

Il faut ici reconnaître et saluer le courage des congolais qui exerce le métier de journaliste dans les conditions de liberté surveillée exécrable. Grâce à leur courage et leur abnégation, l'espace médiatique compte de nombreux titres avec une régularité de parution en dents de scie. Le travail manque encore de rigueur, et ne respecte pas toujours le principe d'investigation pour rendre les sujets traités crédibles.

La peur au ventre et la politique du ventre poussent les journalistes à n'être, dans la situation actuelle que des "porte-paroles" d'hommes politiques qui n'ont plus les moyens d'entretenir une clientèle politique instable. Les sujets d'intérêts national politico-socio-économiques ou liés à débat d'idées sont soigneusement évités par crainte d'un pouvoir politique qui s'est établi et et se maintien par et pour la terreur.

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