HOLD-UP RÉFÉRENDAIRE AU CONGO-BRAZZA !
MENACE DE GUERRE APRÈS LE HOLD-UP RÉFÉRENDAIRE !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Populations en danger de mort au Congo-Brazzaville !

Devant l'ampleur de l'échec subi à l'issue de la mascarade de référendum qu'il vient d'organiser le dimanche dernier 20 janvier 2002, le dictateur Sassou Nguesso a dépêché d'importants contingents militaires dans les régions sud du Congo, où sévissent déjà de nombreux mercenaires, dans le dessein de faire payer aux populations cet " affront ".

Les localités de Vinza dans la région du Pool et de Mossendjo dans la région du Niari sont encerclées. Les troupes du dictateur ont l'intention de capturer le pasteur Ntoumi, président du CNR et son vice président, le colonel Boungouandza. Il y a donc risque réel que ces militaires ne se livrent d'ici là à des massacres semblables à ceux ayant abouti au génocide de 1998 et 1999.

Selon les informations reçues du Congo, déjà " les populations des axes Mossendjo-Mbinda et Kibangou-Divénié se sont retranchées dans les forêts pour fuir la présence massive des militaires dans ces zones. " La même source indique par ailleurs que ce sont ces militaires qui ont voté en lieu et place des populations.

Il est patent aujourd'hui, et c'est le fait politique majeur à retenir de cette " consultation ", que l'écrasante majorité de notre peuple s'est abstenue, administrant ainsi la preuve, s'il en était encore besoin, de l'immense impopularité du potentat Sassou Nguesso, au-delà de la proclamation attendue de sa pseudo victoire (nous reviendrons ultérieurement sur le système de fraudes révélé à Brazzaville par le Collectif des organisations non gouvernementales de défense des droits de l'homme et de développement - CDHD -).

Le dictateur Sassou n'a qu'à s'en prendre à lui-même : en s'acharnant à s'imposer au pays par le crime, la force et la fraude, en se montrant hostile à tout dialogue, il ne devrait pas s'attendre à être plébiscité par ses victimes !

Le dictateur Sassou voudrait n'offrir aux Congolais que le choix de se soumettre ou d'être tué.

Mais d'où tire-t-il donc la force de terroriser et tenir en bride le pays tout entier pendant bientôt cinq ans ?

C'est aux kalachnikov des légions étrangères que le pouvoir du tyran Sassou doit son existence ; c'est au soutien vital du gouvernement français et du Président Chirac que la dictature congolaise doit sa survie. C'est pourquoi, dans les massacres qui se préparent, nous tenons leur responsabilité pour engagée. S'ils veulent épargner à nos populations de nouvelles tragédies, ils disposent entre leurs mains des moyens de pression nécessaires : l'embargo total sur le régime congolais, alimenté sous perfusion précisément par la France.

Fait à Paris le 24/01/02

ERAD, CDUR, ADNEC, CCDS, CDLC, CEDCE, CICOP, CIDC, FURC, TRACE.

 

SOS-Site de Kimaza au Congo-Kinshasa :Bascongo

L'UPFRECO ,lUnion Patriotique et Fraternelle des Réfugiés et Exilés du Congo,regroupant CORECOB,Comité des Réfugiés de Kimaza et Comité des Réfugiés Urbains
en appelle à vous :
Le Site de Kimaza où sont placés 3000 réfugiés congolais s'essouffle pour la simple raison que depuis

Décembre jusqu'aujourd'hui,les réfugiés ne reçoivent plus de ration. Ni le HCR ni le PAM, aucune de ces deux organisations n'éclaircissent la situation. Il y a disette et insécurité manifeste doublée d'intimidation pour les décourager et les forcer à rentrer à Brazzaville.

Il n'est plus urgent d'étudier et de trouver des voies et moyens qui favoriseraient leur maintient et ce, en collaboration avec les ONG comme CARITAS, Église Kimbanguiste, ECC et l'Armée du Salut car, au moins d'une fois, ces organisations nous ont manifesté leur compassion.

Nous attirons votre particulière attention pour réussir à faire barrage à ce gros complot. Pour l'urgence, le site a pleinement besoin de farine de maïs, de haricots d'huile, du savon, du sel, de la farine de soja pour les enfants, et de la friperie pour effacer cette misère.
Nous attendons fermement une réaction de ce SOS.

Pour l'UPFRECO :
MALALOU Alphonse, MBIKI DE NANITELAMIO, BELE Paul, MPIKA Françoise, MBEMBA Félicité, IYENGUE Marie Jeanne