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Si les amoureux de la nature
et les écologistes de tout bord avaient la chance dans leur vie
d'emprunter une navette spatiale ou un satellite, ils seraient sans
aucun doute éblouis en passant au-dessus du Congo-Brazza. Sous
leurs yeux, se déroulerait l'immense tapis de la grande forêt
équatoriale, aux innombrables nuances de vert.
Vert émeraude foncé des prairies flottantes
couvertes de forêts inondées dans la Cuvette congolaise
; vert turquoise du massif boisé du Chaillu au sud ; vert épinard
des monts escarpés du Mayombe, proches de la côte Atlantique
; vert tendre des Plateaux téké au centre, recouverts
de savanes et pâturages ; enfin, jaune pâle, voire jaune
"papaye" de la longue guirlande des plages bordant l'Océan Atlantique.
Pays des pygmées et des exploitants forestiers, la grande
forêt équatoriale a longtemps constitué la première
richesse du pays avant d'être détrôné par
le pétrole cause des convoitises et malheurs divers du pays.
A la différence des pygmées, les populations Bantu
n'ont jamais supporté l'hostilité du milieu naturel dans
ces régions septentrionales de la Likouala et la Sangha où
s'étendent d'immenses forêts inondables dont les sous-bois
sont souvent transformés en marécages par les crues des
"fleuves".
A l'avenir, le sous-peuplement chronique dont souffre ses régions
devrait être enrayé lorsque les nombreux gisements miniers
du Nord seront mis en exploitation et s'ajouteront au commerce de bois
tropicaux et, surtout lorsque la Décentralisation en cours aura
produits tous ses effets. Le nord est vraiment le pays de "safari-photos"
par excellence.
Une fois traversées les rivières Alima et Nkéni,
on pénètre en territoire Téké. Le paysage
change : d'immense prairies parcourues par des troupeaux de buffles
se substituent à la grande forêt. Découpée
par l'érosion et formant de pittoresques massifs tabulaires,
la région des Plateaux est coupée par des belles rivières,
enfouies sous leurs forêts-galeries. Les amoureux de la nature
viennent y voir évoluer en pleine LIBERTÉ des troupeaux
de buffles, d'éléphants, d'antilopes, de bandes de singes,
quelques lions et patomachères qui s'ébattent au milieu
de myriades d'oiseaux.
Si on prend le bateau à Ngabé
pour se rendre à Brazzaville, on peut découvrir avec émerveillement
un des plus beaux tronçons de sa majesté le Fleuve, particulièrement
l'étroit "couloir" dominé par les superbes et merveilleuses
"falaises de Douvres", taillées dans la craie. Surprise ! La
tranchée qui sépare officiellement les deux Congo s'ouvre
d'un seul coup et débouche sur le Pool Malebo(ex Stanley Pool).
Cet immense plan d'eau, large d'une vingtaine de kilomètres,
présente une originalité naturelle UNIQUE au monde : il
met face à face, sur les deux capitales Brazzaville et Kinshasa.
Après s'être faufilé le long de l'île
Mbamu, le bateau arrive enfin au Beach, port fluvial
de la capitale.
Dans les environs de Brazzaville, une excursion classique s'impose
pour aller voir les chutes impressionnantes de la LUFULAKARI.
Au sud et à l'ouest de Brazzaville commence le pays Kongo.
Cette zone est la plus peuplée du pays et est traversée
par le Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) épine dorsale
de l'économie congolaise.
Baptisé par les portugais lors de leurs premières
expéditions maritimes au XIVème siècle, le site
de PUNTA NEGRA ou Pointe-Noire (en français)
connu son début de développement grâce au commerce
avec les portugais, puis la traite négrière en fut le
point important d'embarquement pour les Amériques et les Antilles
des centaines de milliers d'esclaves congolais.
L'arrivée des français puis l'abolition de l'esclavage
qui mua les esclavagiste français en commerce de denrées
exotiques et matières premières pour l'industrie française
donna à Pointe-Noire dès le début du XVème
siècle sa vocation de centre de transit. Étant le meilleur
point maritime abrité dans cette partie du Golfe de Guinée,
le projet puis la construction du port vit rapidement se développer
la première agglomération de "l'Afrique française".
Loango où les missionnaires bâtir leur première
mission se vit ainsi définitivement supplanté. Depuis,
l'expansion de Pointe-Noire dans sa partie "bidonville" ou cité
africaine reçu un véritable "fouet" avec la découverte
en cascade de nombreux gisements de pétrole off shore qui a précipité
le pays dans une descente aux enfers, car au lieu de profiter au bien
être de la population, les prêts successifs ont entraîné
les populations dans un endettement infernal au profit essentiellement
d'une autocratie présidentielle et ses parrains occidentaux.
"La joie est misère" avait dit à juste titre
un un penseur congolais. Et, les congolais, malgré les difficultés
de toutes sortes savent recevoir, donner, apprécier la joie de
vivre. La gentillesse au Congo-Brazza trouve ses fondements et son expression
dans la très riche et abondante culture bantu. Le rapport au
temps s'apprécie à la durée de la vie. Fondamentalement,
la société congolaise est multiraciale bien que le colonialisme
ait créé les conditions pour le contraire.
Enfin, malgré la pollution causée par l'exploitation
sauvage du pétrole par la société TotalFinaElf
et autres majors européens, le tourisme balnéaire sur
la façade atlantique offre une belle série de plages de
sable fin et peu dangereux autour de Pointe-Noire, depuis celles de
Mvasa et de Ndjéno
jusqu'à la Pointe indienne.
Outre les bains de mer, les estivants auront le loisir d'organiser
sur la côte des belles parties de pêche "au gros" (comme
le tarpon) près de la lagune de Konkuati,
sans oublier bien entendu les excursions le long du Kouilou dans l'arrière
pays et majestueuses gorges de Diosso, le massif du Mayombe et les innombrables
et riches parties de chasse et de pêche dans tout le Niboland.
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